Il n'y a pas si longtemps la société dans laquelle nous vivions avait des valeurs comme le respect... Respect des autres, des lois et surtout respect de soi même! Qu'est-il devenu?
Reportons - nous au conflit étudiant. Il existe une loi au Québec qui stipule:
". 54. Toute personne doit, pour être inscrite dans un établissement d'enseignement où existe une association ou un regroupement d'associations d'élèves ou d'étudiants accrédité, payer la cotisation fixée par cette association ou ce regroupement, si elle est visée par cette accréditation."1983, c. 33, a. 54; 1993, c. 10, a. 32."
Donc tous les étudiants des cégeps et universités doivent cotiser à l'association en place dans leur établissement. Tout comme les syndiqués. Ce qui veut dire que tous doivent suivre le mot d'ordre de leur association/syndicat. La seule façon de se faire entendre est d'aller voter et se plier à la décision de la majorité. C'est ça la démocratie. Des citoyens de certains pays se battent pour l'obtenir!
Dans le conflit qui nous intéresse, certains établissements ont votés pour la grève et/ou boycott des cours, par un faible taux de participation. C'est ça la démocratie, la majorité l'emporte que cela nous plaise ou non!
Certains étudiants de ces mêmes établissements non contents du verdict, ont recours au tribunaux pour forcer l'établissement à leur donner des cours!
Voilà où se situe mon problème de compréhension?
Pourquoi avoir accordé des injonctions alors qu'un vote "démocratique" avait eu lieu?
Quelque soit le taux de participation . Si tous les étudiants doivent obligatoirement payer une cotisation, alors pourquoi autoriser certains à aller à l'encontre de leur droit d'association? S'ils peuvent aller à l'encontre de leur association, alors pourquoi les obliger à cotiser? Ils devraient avoir le droit de s'associer ou non? Simple question de logique non?
Ensuite, mon deuxième problème? Si on arrive à me prouver qu'on avait le droit de passer outre ce vote. Pourquoi ne pas faire respecter les injonctions?
Je me souviens d'autres conflits ou les injonctions étaient respectées! Est-ce parce que c'est plus facile avec les salariés qu'avec les étudiants? Serait- ce parce que les salariés ont plus à perdre? Serait-ce que les étudiants n'ont rien à perdre ni à craindre ?
Étant moi-même syndiqué , je me dois de suivre le mot d'ordre de mon syndicat, que je sois pour ou contre le déclenchement de la grève. Je me demande: " si à la dernière grève du secteur public, ou même à la prochaine ( je serais bien surprise qu'il n'y en est plus) si j'allais demander à un tribunal une injonction pour mon retour au travail, sans aucune pénalité ( de salaire et/ou d'imposition de loi spéciale) car je ne suis pas d'accord avec mon syndicat? Que se passerait-il? Faudrait l'essayer?
J'entends déjà certains clamer haut et fort que ce sont nos enfants , qu'ils ont le droit de protester, qu'ils sont plus politisés que la génération précédente, que c'est normal car les BB Boomers leur ont laissés des dettes etc, etc. N'en profitent-ils pas ? Ne profitent-ils donc pas de tous les avantages sociaux que nos parents et grand-parents se sont battus pour avoir? Dans leurs revendications , est-ce que j'entends encore plus d'avantages à leur accorder? Faudrait être conséquent?
L' accusation porter contre les quatres suspects dans l'affaire des bombes fumigènes, on entend même l'ex bâtonnier du Québec dire que c'est un peu exagéré vu les circonstances (pour simplifier sa pensée) aurait-il le même discours si ces quatres suspects n'étaient pas étudiants? Qu'est-ce que cela dit à nos jeunes, en passant , ces suspects ont dépassés l'âge de la majorité, ce ne sont plus des enfants. Ils sont majeurs et vaccinés.
On ne peut faire d' omelette sans casser des œufs, dit le dicton. Que laissons -nous comme héritage à nos enfants , si nous leur démontrons que leur droit personnel vaut plus que le droit collectif, et que de toute façon, qu'ils protestent, qu' ils commettent des actes criminels, frôlant le terrorisme, autant qu'ils le voudront , nous nous arrangerons pour qu'ils n'aient pas trop de conséquences quelque soit leur geste.
Je crois que nous avons un sérieux examen de conscience collectif à faire.
Je recommande le commentaire de Joseph Facal sur blogues.journaldemontreal.com/facal/articles.
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